Entre Daiquiri et cigares : recevoir chez soi comme à Cuba

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n connaît de Cuba ses paysages à la beauté ancienne, ses somptueuses voitures américaines et son histoire riche en figures charismatiques. Mais au-delà du décor de carte postale, c'est la convivialité inégalable des locaux qui marque le visiteur. Envie de retrouver chez vous la chaleur humaine de l'île tropicale ? ¡Vamos!

Lumière tamisée et plantes des Caraïbes pour une déco 100% cubaine

« Asere, ¿qué bola? » Quoi de neuf, l’ami ? L’expression résonne partout dans les rues de La Havane et c’est donc ainsi qu’il vous faudra accueillir vos convives, dès le seuil, par une embrassade franche. Car recevoir à la cubaine c’est avant tout instaurer une ambiance, chaleureuse et rigolarde.
L’atmosphère sera de préférence tamisée : à Cuba, on entre dans les bars pour fuir un soleil torride et aveuglant. Privilégiez donc les lampes à abat-jour, les plantes grasses aux longues feuilles, et les tissus –serviettes, nappes- en lin. Pour peu que votre salon présente moquette sombre et mobilier en bois, vous voilà transportés à la Habana Vieja, entre les murs du légendaire bar El Floridita où Ernest Hemingway aimait siroter un daiquiri, “la meilleure boisson au monde”. Client des plus fidèles, l’écrivain a d’ailleurs inspiré au barman du lieu sa propre déclinaison du cocktail, le Papa Doble, servi avec fierté aujourd’hui encore.

Des cocktails révolutionnaires au rythme des congas

cuba libre

Un détail manque, et pas le moindre : la musique. Des nuits frénétiques de La Habana aux petites places charmantes de Santiago, Cuba ne s’envisage pas sans sa bande originale. A vous, donc, de soigner la playlist en mixant avec dextérité les incontournables du Buena Vista Social Club avec le jazz contemporain de Roberto Fonseca ou les hymnes festifs de Celia Cruz (on ne peut que trop vous recommander la playlist du Barbican Center sur le sujet). Cha cha cha et rumba, la sensualité domine : vous remuez les hanches langoureusement, sans qu’une goutte ne s’échappe du verre de Mojito que vous tenez à la main. Rien de mieux que de la menthe fraîche associée à de la limonade pour faire baisser la température.

Vous regardez tournoyer les danseurs en espérant qu’il y aura assez de rhum, fierté de l’île et ingrédient indispensable de tous les cocktails locaux. Lorsque résonnent les harmonies vintages de Tito Puente, sortez une bouteille de Coca et portez un toast por Cuba Libre, expression populaire qui donna son nom au cocktail.

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Riz congri et ropa vieja : l’énergie pour toute la nuit

ropa vieja

Une telle fureur sur la piste de danse ne manquera pas de creuser les appétits. A Cuba, point d’épices, mais des plats qui font la part belle aux saveurs et aux couleurs. Incontournable, la ropa vieja (littéralement « vieux vêtements », doit son nom aux lambeaux de viande qui la composent) se marie idéalement avec les teintes rougeoyantes d’un cocktail El Presidente, mélange de rhum, triple sec, lillet blanc et grenadine. Gourmands et végétariens préfèreront une belle assiette de riz congri ou de Moros y Cristianos, joliment assortie aux accents d’ananas d’un Mary Pickford, un cocktail élégant et délicat comme l’actrice à qui il doit son nom, créé à Cuba dans les années 20.
En guise de dessert, le sucre se trouvera surtout dans les verres. On doit à la petite île de délicieuses boissons sucrées comme le Mulata Daïquiri, une variante du cocktail avec de la liqueur de cacao, ou le Saoco, mélange de rhum, citron vert et eau de coco. De quoi tenir jusqu’à demain, hasta mañana, ou plus encore. ¡Hasta siempre!

Publié le : 19 février 2019 - Temps de lecture : 3 minutes
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